Anne Hidalgo se montre sensible à l’appel des militants à l’union !

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Dans le Perpignan où le soleil fait resplendir la neige au loin, Anne Hidalgo s’est un peu sentie comme chez elle. Ce dimanche après-midi, des militants venus par milliers de tous les départements limitrophes ont donné du pep à son meeting au palais des congrès. La candidate socialiste a alors prononcé un discours empreint de motivation, où elle se dit libérée depuis sa proposition faite aux autres candidats de la gauche. Anne hidalgo défend toujours l’idée d’une gauche « réunie ».

« Nous allons tout tenter pour réaliser cette union »,

malgré la tempête, Anne Hidalgo persiste et ne compte pas lâcher. Quatre jours après avoir proposé l’organisation d’une primaire qui désignerait un candidat et un programme commun à la gauche, la candidate socialiste tenait dimanche un meeting à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.

Sa proposition a tout de suite reçu une fin de non-recevoir, notamment de la part de ses rivaux, dont l’insoumis Jean-Luc Mélenchon et l’écologiste Yannick Jadot. Quoi qu’on lui oppose, la maire de Paris a maintenu sa proposition dimanche : « Nous allons tout tenter pour réaliser cette union », a-t-elle martelé devant environ 1 100 militants (d’après les organisateurs).

« L’union, mes amis, l’histoire le montre, c’est ce qui fait la gauche. Je l’ai dit mercredi, je le répète aujourd’hui : à quatre mois du scrutin, comment ne pas entendre les Françaises et les Français qui nous appellent à l’union. Comment ne pas entendre le désespoir et l’angoisse de celles et ceux qui ne peuvent se résoudre à un débat politique confisqué par deux candidats d’extrême droite et deux candidats de droite », a-t-elle insisté. Elle trancher : « Parce que sans union, il n’y a pas de destin pour la gauche, mais sans la gauche ce n’est plus la France, ce n’est plus la démocratie ».

En effet, le choix de Perpignan n’est pas le fruit d’un hasard. Dans la plus grande ville conquise par le Rassemblement national lors des élections municipales de 2020, Anne Hidalgo a concentré ses attaques sur l’extrême droite, alors que deux candidats de ce bord, Marine Le Pen et Éric Zemmour peuvent espérer se qualifier pour le second tour en avril prochain.

Le serrement de Perpignan

En accusant la candidate des Républicains Valérie Pécresse d’avoir « baissé pavillon » dans ce « combat décisif » contre l’extrême droite et Emmanuel Macron, la maire de Paris a rappelé la nécessité d’avoir une gauche forte pour répondre aux attentes des électeurs « qui ne peuvent se résoudre à un débat politique confisqué par deux candidats d’extrême droite et deux candidats de droite ».

Primaire ou non, Anne Hidalgo s’est affichée optimiste en assurant que sa campagne suivra son cours. Elle a, de fait, détaillé plusieurs mesures de son programme, entre autres : une forte revalorisation de la rémunération des enseignants, l’instauration du droit à l’euthanasie ou encore l’ouverture du droit de vote à partir de 16 ans.

Elle a par ailleurs pris l’engagement de sanctuariser l’âge de départ à la retraite à 62 ans, avec une prise en compte accrue de la pénibilité. « C’est le serment de Perpignan », a-t-elle déclaré devant les militants socialistes.

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