Les propositions de Jean Luc Mélenchon sur la crise actuelle du carburant !

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Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise à la présidentielle de 2022 était l’invité de BFMTV-RMC, ce mardi matin, dans le but de défendre sa vision énergétique pour la France. Depuis peu, avec la hausse historique du prix du gaz, de l’électricité et du carburant, les candidats en lice pour la présidentielle apportent chacun leur proposition. Dans ce sillage, le candidat en tête pour la gauche dans les sondages, a émis son souhait de revenir au prix d’avant sans oublier de revenir sur ce qu’il en est en de l’union avec la gauche.

Un retour au « prix d’avant »

Face à la hausse du prix de l’énergie, le pouvoir exécutif a déployé un chèque énergie de 100 euros et a gelé le prix du gaz jusqu’en avril 2022 tout en limitant le prix de l’électricité à 4 %.

De son côté, le leader de la France insoumise propose un retour aux tarifs en cours avant la flambée des derniers mois. «  Personne ne pense à dire pourquoi les prix augmentent et à qui ça profite. Je propose donc de bloquer les prix pour les rendre à un niveau supportable. Le gouvernement l’a fait après l’augmentation des prix du gaz. Moi, je propose de le faire avant, pour qu’on revienne au prix avant la hausse. (…) Si vous prenez les 10% des profits des fournisseurs de gaz, vous pouvez donner à tous les abonnés 500 euros, c’est-à-dire toute la somme de ce qu’ils ont payé en rab depuis 2017. Donc ce n’est pas vrai de dire qu’il n’y a pas de solution », a détaillé le candidat à la présidentielle.

Abandonner les programmes nucléaires, le plus vite possible

Jean-Luc n’est pas resté sans aborder le nucléaire, qu’il pense d’ailleurs qu’il faut « en finir avec », alors que le chef de l’état compte lancer le premier chantier de petit réacteur nucléaire d’ici 2030.

« Je propose d’en finir avec le nucléaire (…) le plus vite possible. Les centrales ont été conçues pour avoir une durée de vie de 40 ans. En les rafistolant, on peut les faire durer 20 ans de plus. Ça coûte 150 milliards d’euros. Il faut faire autre chose avec ces sommes. Les ingénieurs parlent des hydroliennes. C’est un grand mot, avant on appelait ça des moulins, il y en avait 150 000, il y a la géothermie aussi (…). Sous le prochain mandat, il y a 40 réacteurs qui vont dépasser les 40 ans. On ne peut pas continuer de faire comme s’il n’y avait pas de problème et que Fukushima n’avait pas eu lieu », a insisté le député des Bouches-du-Rhône.

À Dieu le rêve d’une union de la gauche

Porte-étendard d’une coalition des forces de la gauche, le patron de la LFI ferme désormais les issues de cette possibilité, et pour cause, il n’y a pas eu de réponse positive de la part des écologistes.

« L’union de gauche, je n’y crois plus, ça n’a plus de sens. Au fond, la situation est le même tableau que 1981. Il y a 6 candidatures à gauche, on a le même contexte et on se rapproche doucement de 2002. Le tableau se réorganise depuis 2017. Des forces politiques nouvelles se réorganisent. (…) L’union populaire doit se faire sur un programme. On ne peut pas dire on est d’accord sur rien, mais votez pour nous ! », a analysé le candidat le plus en vue à la gauche.

Pour finir, il est revenu sur la potentielle candidature d’Éric Zemmour, qu’il qualifie d’un « facteur de guerre civile ». «  Il y a un problème avec Zemmour, on n’a jamais vu ça, un racisme pareil étalé, son rapport aux femmes est absolument stupéfiant. Il pense qu’elles ont un cerveau diminué, il veut enlever la parité, il veut enlever le droit à l’avortement. S’attaquer aux prénoms, aux religions… Tout ceci est un facteur de guerre civile », a déclaré l’ancien ministre délégué à l’enseignement professionnel.

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