Présidentielle 2022 : avec les déclarations de candidature à la pelle, les débats risquent d’être plus houleux qu’en 2017 !

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L’élection présidentielle en France s’approche à grands pas. On note une pléthore de candidatures avec des promesses de campagne qui vont dans tous les sens. Ce qui promet une présidentielle très palpitante selon Maxime Tandonnet, observateur de la vie politique française. Il livre ses analyses dans Figaro.

Une grande période électorale s’ouvre et les bonnes comme mauvaises habitudes reprennent. La démagogie, la censure, la volte-face et les coups tordus sont des facteurs auxquels les candidats se livrent.

L’élection présidentielle de 2022 serait-elle le scrutin pour restaurer la confiance de la politique auprès des Français ? Pour Maxime Tandonnet, bien au contraire, ce début de campagne chaotique laisse les Français dans une confusion idéologique indescriptible.

Anne Hidalgo, la volte-face

Dans son analyse dans les colonnes de Figaro, c’est la maire de Paris que Maxime Tandonnet s’intéresse d’abord. L’observateur de la vie politique dénonce le revirement spectaculaire d’Anne hidalgo. La maire de Paris avant annoncé qu’elle ne sera pas candidate à une élection de 2022. « Je ne cherche rien d’autre (…) Paris me comble. Je ne serai pas candidate à la présidentielle », avait-elle déclaré à l’Expresse le 23 juin 2020.

Cependant, voilà la maire de Paris finalement candidate. Une illustration qui n’est pas pour améliorer le crédit de la parole publique selon Maxime Tandonnet, l‘auteur de « André Tadieu. L’incompris (Perrin 2019) ».

Si Anne Hidalgo peut se justifier politiquement à cette volte-face, c’est sa première promesse de campagne qui surprend plus l’observateur de politique française. Dans son projet de société, la candidate socialiste souhaite doubler le salaire des enseignants. Une promesse jugée démesurée par Maxime Tandonnet.

« L’éducation nationale est le premier poste de la dépense budgétaire (76 milliards d’euros, pour l’essentiel en charge salariale). Dans un contexte où le déficit budgétaire a atteint près de 10 % du PIB, le dette publique 120 % et la France bat tous les records européens des prélèvements obligatoires, où trouvera-t-elle les financements ? Où est passé le parti socialiste en tant que parti de gouvernement se revendiquant comme responsable ? Et jusqu’où enfin ira la fuite en avant de la démagogie ? », se demande avec sévérité l’observateur de la vie politique.

Autre changement de cap encore spectaculaire

Maxime Tandonnet suit de près la campagne de la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen. Cette dernière a déjà dévoilé son affiche de campagne avec le slogan « Libertés ! liberté chérie ». Un slogan qui parait déjà anecdotique pour le spécialiste.

« Mme Le Pen place sa campagne sous signe de liberté inspiré des manifestants hostiles au passe sanitaire. Pourtant, son parti, le RN est l’héritier en ligne directe du FN dont l’image s’attache bien davantage à la préférence nationale, à l’immigration zéro et au culte du chef qu’à la défense des libertés », a-t-il déclaré pour contrarier le discours actuel de la candidate du RN.

Maxime Tandonnet accuse d’ailleurs certaines institutions étatiques de faire le jeu politique. Il n’approuve pas la décision sortie par le CSA pour limiter le temps d’antenne d’Éric Zemmour. Il juge la mesure sélective. « Cette jurisprudence devrait s’appliquer à tous les candidats y compris à Mme Le Pen qui bénéficie d’une intense couverture médiatique et au président de la République surexposé en permanence dans un douteux mélange de genres entre rayonnement présidentiel et campagne anticipée », a-t-il insisté.

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