Présidentielle 2022 : la candidate du RN Marine le Pen n’arrive pas à mobiliser son budget de campagne !

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Troisième fois candidate à l’élection présidentielle française, la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen essuie déjà des écueils pour cette édition de 2022. Des difficultés pour conclure son budget de campagne surgissent et elle ne serait pas la seule dans le cas. Dans une lettre qu’elle a adressée au chef de l’État à cet effet, la candidate de droite demande au Parlement d’ouvrir de nouvelles possibilités de financement.

Des difficultés pour trouver une source de financement !

Si la situation a pu conduire Marine Le Pen à s’adresser au Président de la République qui, en même temps, est un adversaire politique, c’est bien parce que les autres possibilités pour en arriver à bout sont négligeables. Dans ce courrier en date du 2 septembre, et obtenu jeudi dernier par l’AFP, la patronne du Rassemblement National a évoqué les difficultés financières de nombreux partis.

 « Bon nombre de candidats potentiels à l’élection présidentielle, certains représentants des courants de pensée importants, se retrouvent confrontés à une quasi-impossibilité de trouver des financements », a-t-elle écrit. Elle précise en même temps que « les possibilités de financement des campagnes électorales se sont singulièrement réduites, ainsi les candidats ne peuvent même plus faire appel aux prêts des citoyens pour financer leur campagne présidentielle ».

En effet, le Haut-Commissaire au plan, François Bayrou avait soutenu l’idée selon laquelle « la contrepartie était la création d’une banque de la démocratie ». Mais Le Pen déplore que cette idée n’a non seulement pas « vu le jour, mais les restrictions sont, elles, toujours en vigueur ». Depuis 1962, une loi en vigueur empêche un candidat à la présidentielle de contracter des dettes auprès d’un particulier, à en croire la commission des comptes de campagne.

Dans le même temps, la loi pour « la confiance dans la vie politique » entrée en jeu depuis 2017, les candidats ne peuvent emprunter ni à des banques européennes ni à des entreprises privées, mais peuvent emprunter à des partis politiques.

De l’endettement du Rassemblement National (RN)

Dans sa correspondance adressée au chef de l’état, Marine le Pen propose une sortie d’embarras. Elle demande à Emmanuel Macron « de saisir très rapidement le parlement afin d’ouvrir de nouvelles possibilités de financement pour les campagnes électorales et permettre ainsi un débat démocratique ».

Déjà, le Rassemblement National, très endetté, rencontre d’énormes difficultés pour se financer auprès des banques. En 2017, pour la campagne électorale, le parti avait dû recourir à un prêt russe qui s’élève à 9 000 000 d’euros. Aujourd’hui, le RN continue d’éponger cette dette. Dans le même temps, RN avait également emprunté 6 000 000 d’euros au micro parti Cotelec de Jean-Marie Le Pen. Et à cela s’est ajouté un autre emprunt de 8 000 000 d’euros de la part d’un homme d’affaires intervenant en Afrique, Laurent Foucher. Ces sommes sont ensuite prêtées de nouveau à la candidate.

Il faut par ailleurs noter que les campagnes électorales démarrent dans moins de sept mois. La candidate de droite y va avec la promesse de pourvoir chaque couple commençant à faire des enfants d’une somme de 100 000 euros. Mais en attendant, il faudrait que sa demande fasse échos auprès du chef de l’état.

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