Présidentielle de 2022 : le candidat écolo Yannick Jadot fustige un débat politique centré sur l’autarcie de la France !

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À quelques mois des élections présidentielles d’avril 2022, les prétendants multiplient les sorties médiatiques, chacun défendant son point de vue. Dimanche, en direct sur BFMTV, l’eurodéputé Yannick Jadot a dénoncé le fait que le débat politique en France soit focalisé sur « le refus de l’Europe et le refus des immigrés ». Cela peut très mal à terminer et est susceptible de conduire au « Frexit », selon le candidat écologiste.

C’est terrible, ça s’appelle du « Frexit »

La primauté du droit européen sur le droit national est un débat qui agite depuis quelque temps le milieu politico-judiciaire de nombreux pays de l’Union européenne. De son passage sur BFMTV, hier, Yannick Jadot se dit dépassé par cette vision soutenue par de nombreux politiques.

« Je suis désespéré, c’est terrible, ça s’appelle le Frexit », a répondu le candidat, sommé sur BFMTV à donner son avis sur la Pologne qui conteste la primauté du droit européen et le fait que des candidats souhaitent faire valoir la même chose en France.

En établissant le rapport entre avec le débat au Royaume-Uni pendant le referendum sur le Brexit, dont l’essence portait justement sur « la primauté du droit européen et l’immigration », l’ » eurodéputé a notamment déploré « le débat politique qui est en train de s’installer dans notre pays : le refus de l’Europe et le refus des immigrés ».

« Ça peut très mal terminer », a observé le candidat investi par 51 % des militants de l’EELV. Pour lui, « ceux qui s’engagent là-dessus notamment à droite prennent une énorme responsabilité ». Cependant, il n’exclut pas la possibilité que la France à elle seule puisse se suffire à garantir sa souveraineté, mais l’apport de l’institution continentale en vaut pour beaucoup sur d’autres plans.

« En matière de souveraineté, la France peut beaucoup, mais face aux Gafam, face au terrorisme, face aux paradis fiscaux, il nous faut l’Europe », a-t-il insisté.

Un mauvais passe-temps pour l’institution européenne

La question de la primauté du droit européen et de l’immigration a pris une proportion inquiétante durant cette campagne électorale. Même les « europhiles » connus du paysage politico-intellectuel français tentent d’embrasser la situation d’une autre façon. L’illustre ancien commissaire de l’Union européenne, Michel Barnier, celui-là qui avait géré le dossier brulant du « Brexit » et candidat à la présidentielle, s’en était pris aux règles européennes en matière d’immigration.

« Je regarde les problèmes de mon pays, tel que les gens les vivent. Et parmi ces problèmes qui sont graves, au point de causer des ruptures, de grandes tensions, pas seulement dans les banlieues, il y a cette question de l’immigration qui n’est plus maîtrisée. Notre politique nationale de l’immigration ne fonctionne pas. Pas plus que ne fonctionne la politique européenne », avait-il déclaré lors de l’Émission Élysée 2022.

Par ailleurs, Yannick Jadot est crédité entre 7 et 11 % dans les enquêtes d’opinions. Concernant la hausse des prix de l’énergie, il a proposé « un chèque énergie de 400 euros » pour les foyers les plus modestes et 100 euros pour les foyers de classe moyenne. Interpellé à donner son avis sur ses potentiels adversaires politiques, il a dénoncé un « quinquennat de renoncement sur le climat », en ce qui concerne Emmanuel Macron. Quant à Eric Zemmour, Jadot ne voit qu’un « petit collabo de salon qui se prend pour un grand résistant ».

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