Action anti-vaccin : quel avenir pour les soignants qui ne seraient pas vaccinés à la date du 15 septembre 2021 ?

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Quel choix faire entre son salaire et sa dignité ? Une prise de décision qui risque d’affecter sur le plan psychologique et financier les victimes. Compte tenu de la pandémie du Covid-19 qui fait un nombre conséquent de morts chaque jour, même les soignants sont appelés à se faire vacciner.

Et cela, encore plus puisqu’ils sont au centre des risques et sont très vite suggestifs à une contamination rapide par le virus. Cependant, certains soignants refusent toujours de faire recours au vaccin malgré les lourdes conséquences. Mais comment ces soignants opposés à cette décision radicale s’en sortiront-ils ?

Comment les soignants réagissent-ils par rapport à cette décision ?

Le président Emmanuel Macron annonce qu’à partir du 15 septembre, la vaccination contre le covid-19 sera obligatoire en France. Et cela, pour tous les soignants et les non-soignants de tous les hôpitaux, cliniques et maisons de retraite.

Cette décision a été bien appréciée au sein de la fédération d’Ehpad privés et de la fédération hospitalière de France (FHF). Mais beaucoup d’autres soignants protestent contre cette décision. Pour certains, c’est un manque de respect envers ceux qui risquent chaque jour leur vie pour en sauver des dizaines.

En effet, pour d’autres c’est une oppression dans leur vie personnelle. La plupart de ces soignants qui sont contre cette décision flagrante expliquent simplement que c’est une atteinte à leur liberté. Ils sont mécontents et se préparent déjà à la confrontation de cette décision, le 15 septembre.

Cela n’exclut donc pas une potentielle grève qui va bloquer tout ce qui est examen, IRM, scanner et les blocs. Les personnels soignants veulent s’affirmer et être respectés à leur juste valeur. Ils sont conscients de perdre leur travail et d’être privés de salaire, mais priorisent tout de même leurs libertés.

De même, Élisabeth, une infirmière dans la ville de Corse, fait savoir qu’elle n’a pas envie d’abandonner son métier de cette manière, puisqu’elle a fait ce choix par amour. Partir ainsi serait alors considéré comme un échec, une humiliation pour elle. En effet, certains soignants ont même déjà abandonné leur emploi pour éviter toute contrainte lors de la vérification le 15 septembre.

Quelles seront leurs perspectives après être licencié ?

C’est la grande inquiétude qui prend place dans le rang du personnel soignant qui est contre la vaccination. Dans ce temps, la plupart se questionnent sur quoi faire par la suite et comment gérer ses économies.

Certains soignants pensent déjà à l’entrepreneuriat. Par ailleurs, c’est un peu difficile pour eux de prendre des décisions adéquates dans un intervalle de temps si réduit.

Plusieurs envisagent trouver du boulot en dehors du médical. C’est en ce sens que Marjorie, une aide-soignante âgée de 33 ans, affirme qu’elle serait obligée de démissionner et de trouver un travail en dehors du médical. Et cela, naturellement si le vaccin devenait obligatoire. ​

C’est indiscutable pour quelques-uns de revenir sur leur décision. Pourtant, ils vont se confronter à des désagréments financiers. Pour eux, il y a un poste de travail partout. Il suffit de bien chercher.

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