Covid-19 : l’apparition d’un nouveau variant dénommé C.1.2 provenant d’une souche africaine !

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Depuis 2019, le monde fait face à une évolution sans cesse croissante de la pandémie du coronavirus. Celle-ci ne cesse d’évoluer et de prendre de nouvelles formes.

Quand bien même les mesures barrières sont de plus en plus mises en œuvre, la maladie persiste et arrive même à muter. Le C.1.2 est une variante du virus de la Covid-19 provenant d’une souche africaine.

Le nouveau variant C.1.2 ?

Selon une étude préliminaire de l’institut sud-africain des maladies transmissibles, le C.1.2 fut découvert en mai 2021. Il représente à ce jour le variant potentiel d’intérêt du Covid. Depuis sa découverte en Afrique du Sud, il a été retrouvé en Chine, en République Démocratique du Congo, en Nouvelle-Zélande. Cependant, il a été découvert aussi en Europe dans les pays comme l’Angleterre, le Portugal, la Suisse et à l’île Maurice.

Le variant C.1.2 : caractéristiques

Le variant provient de la mutation C.1, qui a, elle-même été découverte durant le mois de janvier 2021. L’étude menée par l’institut national des maladies transmissibles d’Afrique du Sud met en exergue plusieurs particularités relatives à cette nouvelle variante du virus.

C’est d’ailleurs cela qui sème la panique dans le rang des spécialistes et des érudits du domaine scientifique. Au nombre de ces caractéristiques, on peut citer plusieurs :

Un degré de mutation élevé

Très actif sur les réseaux sociaux Twitter, l’épidémiologiste Éric Feigl-D notamment ing, affirme que cette nouvelle souche est réputée pour être celle qui a le plus muté. Et cela, comparativement à la souche initiale de Wuhan.

Par ailleurs, en se basant sur l’étude préliminaire de l’institut sud-africain des maladies transmissibles, qui n’a pas encore reçu l’approbation des autres scientifiques, C.1.2 est un variant avec un taux de mutation accru.

En effet, son taux de mutation va jusqu’à 41,8 annuellement. De ce fait, il ressort que le taux moyen de mutation de cette variante est deux fois plus élevé. Et cela, comparativement à celui des autres variants dont on a connaissance et qui sont observés jusqu’à ce jour.

D’après les auteurs, cette vitesse a déjà été observée sur une courte période chez certaines souches estimées alarmantes et inquiétantes. Il s’agit entre autres des variants Alpha, Beta, et Gamma.

Une résistance très élevée aux vaccins

L’étude menée par l’institut national des maladies transmissibles d’Afrique du Sud montre également que ce variant porte en son sein deux mutations. Ce sont des mutations à risque d’échappement immunitaire tels que N440K et Y449H.

Cela signifie d’une part qu’il existe une probabilité que le variant C.1.2 résiste beaucoup plus face aux vaccins. Et d’autre part, que les patients déjà infectés par d’autres souches sont les plus vulnérables.

En effet, la conciliation entre ces mutations et les changements concernant d’autres parties du virus sont l’une des raisons pour lesquelles ce dernier est enclin à échapper aux anticorps. De même, qu’aux réponses immunitaires. Il en est ainsi également, pour les patients qui ont déjà été infectés par les variants Alpha ou Beta.

Le variant n’est pas encore classé comme « préoccupant » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Malgré cela, une attention particulière doit lui être prêtée surtout en raison de ses caractéristiques. D’après les scientifiques, il importe de réaliser des recherches supplémentaires pour mieux appréhender et cerner ce variant atypique.

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