Covid-19 : un nouveau médicament fait ses preuves au CHU de Toulouse, est-ce une alternative au vaccin ?

Afficher Masquer le sommaire

À Toulouse, un médicament contre le nouveau coronavirus est utilisé chez certains patients qui ont peu de réponses au vaccin et peuvent développer une forme sévère de réaction. C’est prouvé, mais ce n’est pas un substitut à la vaccination.

Il y a beaucoup de discussions sur le nouveau vaccin contre le coronavirus, mais qu’en est-il du médicament ? À l’heure actuelle, si la personne infectée est gravement malade, elle peut recevoir de l’oxygène et des anti-inflammatoires, mais « il n’y a pas de médicament antiviral efficace ».

Que savoir du vaccin contre le Covid-19 ?

Plusieurs millions de vies humaines sont sauvées par les vaccins chaque année. Leur mode d’action est d’apprendre au système immunitaire à reconnaître et à lutter contre les virus et bactéries qui attaquent l’organisme.

Par conséquent, si le corps est par la suite exposé à ces mêmes agents pathogènes, il se préparera immédiatement à les détruire, ce qui aide à prévenir les maladies.

Au 18 février 2021, au moins sept vaccins différents ont été fournis dans divers pays via trois plateformes. La vaccination doit donner la priorité aux groupes vulnérables dans tous les pays. Parallèlement, plus de 200 vaccins sont en cours de développement, dont plus de 60 sont au stade de développement clinique.

Quels sont les médicaments antiviraux disponibles pour le virus ?

Pas de médicaments antiviraux pour développer des vaccins en un temps record ? Ce n’est pas surprenant, car à ce jour il n’y a pas de médicaments antiviraux efficaces contre ce virus.

De plus, ce sont les anticorps monoclonaux qui sont utilisés pour le traitement. Si on simplifie : ce sont des molécules fabriquées en laboratoire, des globules blancs de patients qui produisent de bons anticorps, notamment des anticorps contre le variant delta.

Ces anticorps monoclonaux sont reproduits en grande quantité et administrés aux patients par perfusion. Ce médicament, appelé Ronapreve, est spécialement produit par les Laboratoires Roche en Suisse. Il n’a pas été formellement mis sur le marché français, mais a été autorisé pour un usage temporaire.

Un médicament efficace à plus de 1000 euros l’injection

Près de 800 patients en ont déjà bénéficié, et Ronapreve à lui seul semble très efficace. En effet, 20 personnes greffées ont utilisé le médicament, mais aucun n’a développé de forme sévère, alors que dans un autre même groupe, 47 % étaient en réanimation.

Des recherches publiées dans les revues scientifiques américaines de renom par le CHU de Toulouse ont montré que ce traitement peut réduire le risque de nouveaux cas de coronavirus pour les personnes les plus vulnérables.

Cependant, ce traitement n’est pas un substitut à la vaccination. D’abord parce qu’elle ne concerne qu’un petit nombre de patients, et ensuite parce qu’elle n’est efficace que pendant un mois, pour finir elle est chère : plus de 1 000 euros pour l’injection.

Toutefois, l’hôpital de Toulouse n’a pas payé un centime, car le Ronapreve était fourni par la direction régionale de la santé, et le gouvernement français a commandé 100 000 doses de Ronapreve au printemps dernier.

Les Laboratoires AstraZenaca ont annoncé le 20 août qu’ils développaient également un traitement préventif d’anticorps monoclonaux pouvant fournir un an de protection avec une seule injection. Il faut tout de même noter que le médicament n’a pas encore été autorisé en France.

Accueil / Santé / Covid-19 : un nouveau médicament fait ses preuves au CHU de Toulouse, est-ce une alternative au vaccin ?