Coronavirus : quand le syndrome de la cabane vous pousse à rester chez vous

Assis face à votre fenêtre, vous scrutez l’extérieur avec la boule au ventre… Alors que les Français sont enfin autorisés à mettre le nez hors de chez eux, vous tremblez de toutes parts. Il semblerait que vous soyez victime du syndrome de la cabane.



Enfin… Après deux mois passé entre vos quatre murs, le grand jour est enfin arrivé ! Petit à petit, la France se libère des entraves du confinement. Normalement, vous devriez être en train de pousser un « ouf » de soulagement. Seulement, pour une raison que vous ignorez, le fait de devoir sortir de chez vous vous fait froid dans le dos… Et si par hasard, vous souffriez du syndrome de la cabane ?

Un confinement sur fond de sérénité

Alors que les images de détresse respiratoire faisaient le tour de la toile, vous avez accueilli la mise en quarantaine comme un messie. Le 17 mars 2020, les portes des Français se fermaient et cela vous a rassuré.

Bien au chaud dans votre salon, vous vous sentiez protégé de toutes formes de menaces. Fenêtres closes, portes scellées, interactions sociales quasi-inexistantes… Impossible que le virus ne vous atteigne. Lové dans votre cabane, vous ne vous êtiez jamais senti aussi en sécurité.

Quand prendre son envol devient un supplice…

Comme un oisillon, vous vous sentiez apaisé en restant chez vous. Le 11 mai 2020, malheureusement, votre rêve a pris fin… C’est officiel : il est temps de sortir prendre le soleil. Après 55 jours d’isolement, rencontrer du monde est une épreuve terrifiante…


Déjà au XXe siècle, cette réaction avait observée par les scientifiques chez les gardiens de phare. Isolés pendant de longues périodes sur des bouts de terre, ces hommes avaient de la peine à reprendre une vie dite « normale ».

Surnommé le syndrome de la cabine, ou cabin fever, ce mécanisme de défense est associé à la peur de coexister avec d’autres êtres humains après un retranchement prolongé. Fort heureusement, les symptômes sont légers et le traitement n’est pas médicamenteux.

Avec le syndrome de la cabane, sortir = frayeur

Non qualifié de maladie ou même d’état pathologique alarmant, le syndrome de la cabane est bien plus courant que ce qu’on pense. Reconnaissez-vous ces manifestations ?

  • Peine à se lever le matin ;
  • Besoin de siestes régulières ;
  • Fatigue ou léthargie ;
  • Nerfs à vifs (manque de patience ou irritabilité) ;
  • Tristesse ou dépression légère ;
  • Etc.

D’une personne à une autre, les symptômes peuvent varier en intensité et en formes. Cependant, peu importe l’aspect de votre syndrome de la cabane, il suffit d’y aller à votre rythme.

Petit à petit, l’oiseau quitte le nid…

Vous n’êtes pas obligé d’aller faire les magasins ou d’aller en boîte de nuit une fois les mesures restrictives levées… Faites fi des grasses matinées et essayez d’éliminer les siestes. Quand vous vous sentez prêt, allez-vous balader dans un parc public ou une forêt avoisinante.

Prenez votre temps et vous verrez que tout finira par rentrer dans l’ordre. Cependant, si votre angoisse est sévère, consultez un professionnel.


Par Marie Durant

Redactrice web passionnée par la vie des peoples et des célébrités, j'aime écrire sur leur vie et partager leurs histoires avec mes lecteurs.

Ailleurs sur le web

A voir aussi