Obésité, l’avis définitif de la science est que ce n’est pas une affaire de volonté !

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Bien que la stigmatisation des personnes obèses ou en surpoids persiste dans la société, les scientifiques qui étudient les causes de cette maladie très complexe constatent que cela ne relève pas d’un manque de volonté. Découvrez donc l’avis définitif des scientifiques sur ce sujet.

Plus que de la génétique

Si notre génome peut nous rendre obèses facilement, alors l’environnement en est le principal complice. Dans la littérature, on dit le plus souvent que l’environnement cause l’obésité. La nourriture que nous mangeons et l’activité physique que nous pratiquons peuvent avoir un effet de rétroaction positif sur l’expression de certains gènes. C’est le cas des gènes de la masse grasse et des protéines liées à l’obésité (FTO), et des études ont révélé que le mode de vie peut diminuer son impact sur l’obésité.

En fin de compte, la stigmatisation des personnes obèses devrait prendre fin une bonne fois pour toute. À moins d’opter pour une philosophie dualiste de l’esprit (en supposant que l’esprit et le corps ont des propriétés différentes et sont donc immatériels), notre volonté ne sera pas séparée de l’entité, indépendamment de notre environnement social, de la neurobiologie et, finalement du génome.

De l’obésité à plusieurs obésités

L’obésité est un nom commun qui définit une condition où l’indice de masse corporelle (IMC) d’une personne dépasse 30 kg/m2. Bien que l’IMC soit un outil clinique rapide, il peut causer de nombreux faux positifs et ignorer la cause de la maladie.

D’autre part, les méthodes génétiques permettent de distinguer différentes formes d’obésité et sa physiopathologie. Tout d’abord, il faut distinguer l’obésité monogénique, où une seule mutation dans un seul gène suffit à produire une obésité polygénique, qui cadre à l’accumulation de plusieurs variants prédisposés à l’obésité dans le génome.

En fait, la plupart des gènes liés à l’obésité sont exprimés dans le système nerveux. Compte tenu de son importance dans le développement de l’obésité, les chercheurs de ce domaine ont mené une étude très approfondie d’une voie métabolique : la voie leptine-mélanocortine. « Cette voie métabolique contrôle la faim à travers plusieurs mécanismes biochimiques. Les patients porteurs de mutations génétiques qui l’affectent ne se sentiront pas rassasiés quand ils mangeront. Ceci étant, la régulation de la consommation alimentaire est très compliquée pour eux », explique Amélie Bonnefond, une experte en la matière.

Quelques chiffres de l’obésité

Actuellement, 39% des personnes dans le monde sont en surpoids et 12% sont obèses. Depuis 1975, cette prévalence a totalement grimpé. Si elle se stabilise dans les continents mieux développés, elle augmente dangereusement dans les pays qui sont en voie d’évolution. La multiplication de l’obésité infantile est aussi préoccupante, passant de 1 % en 1980 à 8 % en 2018.

Enfin, plusieurs chercheurs soulignent grâce à une étude réalisée sur des jumeaux, qu’il se pourrait que l’obésité soit plus ou moins héréditaire de 40 % à 70 %. En fait, vous ne choisissez pas d’être obèse ou pas. La plupart du temps, notre génétique et notre environnement déterminent la maladie.

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