Peut-on aujourd’hui considérer la pratique d’une activité sportive comme le médicament universel ?

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L’activité sportive ou physique assure un rôle clé dans la prévention de plusieurs maladies physiques et mentales. Une fois la maladie établie, l’activité sportive ou l’exercice physique a un impact significatif sur la progression vers la guérison de la maladie.

Activité sportive, un médicament universel ?

L’activité physique peut réduire le risque de certains cancers. En effet, l’exercice physique permet de prévenir le cancer du côlon et le cancer du sein, et peut également avoir un effet sur le cancer de l’endomètre.

Plusieurs preuves existent, mais elles se limitent au cancer du poumon et de la prostate. Dans la plupart des cas, un effet dose-réponse est constaté pour un exercice d’intensité modérée, c’est-à-dire qu’une activité physique excessive ne produira pas de plus grands avantages. Pendant et après le traitement, un exercice physique modéré et de faible intensité peut rendre meilleure la qualité de vie et réduire toutes les sensations de fatigue.

L’un des effets immédiats de l’activité physique est la réduction de la partie biologiquement active (partie libre) de plusieurs hormones sexuelles. Cet effet avantageux agit en réduisant la production d’estrogènes endogènes et en augmentant la SHBG (Sex Hormone Binding Globulin) sur les cancers hormono-dépendants (cancer du sein, de l’endomètre, de la prostate).

La SHBG, en combinant avec l’estradiol ou la testostérone, aide à réduire leur fraction libre donc active biologiquement. En ce qui concerne le cancer du côlon, l’effet protecteur d’une activité physique régulière entraîne une intervention des mécanismes locaux.

L’activité physique permet d’obtenir et de maintenir le capital osseux

L’exercice physique affecte simultanément la masse osseuse, sa densité et la texture. Plus la pratique est précoce, plus l’impact sur le capital osseux est grand. On note aussi des bénéfices sur les propriétés mécaniques des os (renforcement de la résistance face aux différentes fractures).

Les exercices multiactivités ont l’air de correspondre aux meilleurs bénéfices attendus dans le processus de croissance. Lorsque l’activité physique commence environ entre 20 et 25 ans, elle permet de ralentir la perte osseuse. En revanche, une pratique intensive peut provoquer des problèmes de traumatismes osseux et articulaires voire de troubles hormonaux, notamment lorsqu’elle est liée à un bilan énergétique insuffisant chez les jeunes filles.

« La pratique d’une activité physique est d’abord très bénéfique pour le moral et les relations interpersonnelles », souligne au Figaro la codirectrice de l’AJD, la Dre Carine Choleau. « Il est donc important d’apprendre à contrôler le diabète grâce à des activités sportives modérées », a-t-elle ajouté.

Ce qu’il faut retenir

Le sport ou l’activité physique conviennent à tout âge. Elle réduit la mortalité globale toutes causes confondues, augmentant ainsi l’espérance de vie. L’activité sportive diminue les risques d’avoir des maladies cardiovasculaires, les risques de souffrir des maladies thromboemboliques.

Par ailleurs, elle assure un rôle important dans le commencement des troubles cognitifs et aussi dépressifs, dans la prévention du diabète de type 2 et surtout dans l’apparition du cancer du colon ainsi que du sein. Lorsque la maladie est établie, l’activité sportive ou l’exercice physique ont un effet significatif sur la progression de la maladie.

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