Santé au travail : Santé publique France envisage la mise en place d’un système de surveillance !

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Santé publique France a annoncé les résultats des recherches pilote Sicapro, qui vise à mettre en place un nouveau système de surveillance pour repérer les professions à haut risque de cancer.

Mise en place d’un système de surveillance

La surveillance du cancer est une priorité reconnue à l’échelle nationale et fait partie de divers programmes gouvernementaux de lutte contre le cancer.

En France, le système de surveillance actuel repose principalement sur l’étude du taux de décès par cancer dans différentes professions. À l’exception du mésothéliome, aucun système de suivi des cancers qui soit lié aux activités professionnelles ainsi qu’aux secteurs d’activité.

Le ministère de la Santé publique a analysé la faisabilité de mettre en place un tel système afin de compléter tous les différents indicateurs qu’elle pourrait produire et d’identifier par une bonne méthode les personnes professionnelles avec un grand risque de cancer : il s’agit alors du projet Sicapro dont les résultats de recherches sont diffusés aujourd’hui.

Le dispositif de suivi envisagé repose sur le couplage des données médicales d’enregistrement des cancers au niveau individuel et des données de carrière professionnelle en provenance des caisses nationales pour les personnes qui perçoivent un salaire du régime général (Cnav)

L’importance du système de surveillance Sicapro

Du fait de la pérennité du dispositif de surveillance Sicapro, la France sera dotée de dispositifs spécifiques de surveillance des cancers liés aux activités professionnelles.

Cela pourra permettre de solidifier les dispositifs de surveillance des cancers professionnels et de se mettre dans les nouvelles stratégies décennales visant à lutter contre le cancer (2021-2030), spécifiquement dans les opérations visant à mieux identifier les expositions professionnelles pour une meilleure prévention du cancer.

Sicapro : un dispositif de surveillance très efficace

Bien que les limites aient été mises en évidence lors de la phase pilote, le système de surveillance Sicapro a prouvé son efficacité sur plusieurs aspects :

  • Étant donné que le système intégré ne repose que sur des données préexistantes de très bonne qualité et exhaustivité, les charges de travail sont peu.
  • Maximiser toutes les restrictions imposées aux patients et au personnel médical
  • Collecte détaillée des registres des cas de cancer dans leur région.

Extension générale pour une couverture au niveau national.

Le ministère français de la Santé publique désire pérenniser le dispositif de surveillance Sicapro en étendant ce système de surveillance à tous les registres pour une couverture dans tout le pays (y compris certaines provinces d’outre-mer-Guadeloupe, Martinique et Guyane) et à tous les salariés.

Depuis que la Cnav a mis en place un Répertoire Unique de Gestion des Carrières (RGCU) en 2022 pour centraliser les données de carrière des personnes qui ont été assurées dans tous les régimes, cela rend cette dernière perspective possible.

Les estimations de l’incidence du cancer par profession ou zone d’activité constituent des renseignements importants pour décrire et comprendre la relation entre les facteurs de risque professionnels et la survenue de cancer chez les françaises.

Elles serviront à repérer les professions ou les zones d’activité à forte incidence de cancer et les progressions dans le temps, afin de guider les politiques publiques qui sont destinées à créer une amélioration et une évaluation de la prévention et de l’identification des cancers professionnels.

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