Vaccination contre covid-19 dans le domaine de la santé : plus de 250 000 soignants ne sont pas encore vaccinés !

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La loi du 5 août qui stipule que l’exercice des fonctions d’un soignant quelle que soit sa nature sera conditionnée par un schéma vaccinal complet, semble ne pas inquiéter les concernés. Le protocole qui prend effet à partir de ce 15 septembre, mais qui accorde un moratoire à ceux ayant reçu au moins une première dose (jusqu’au 15 octobre) semble ne pas avoir l’effet escompté.

Au moins 250 000 personnels soignants non-vaccinés à moins d’une semaine de la date butoir

L’obligation vaccinale faite aux professionnels de la santé ne leur donne aucun choix. Qu’il s’agisse d’un bénévole, d’un stagiaire d’un salarié ou d’un intérimaire, la présentation d’une carte vaccinale à jour (ou tout au moins l’injection d’une dose) sera la condition sine qua non pour continuer dans l’exercice de leur fonction.

Cependant, l’ampleur d’une telle mesure reste à mesurer chez certains personnels dont l’opposition est toujours ferme et catégorique. « Me faire vacciner ne rentre pas dans ce qui est juste pour moi », affirme Thierry Jumeau, animateur dans un Ehpad à Montrouge dans les Hauts-de-Seine.

Dans ce même schéma, des soignants ont publique » en contesté l’obligation vaccinale dans le Vaucluse. Ce 8 septembre, ils se sont rassemblés sous la bannière du collectif ‘’Non à la vaccination obligatoire’’ pour crier leur ras-le-bol. En substance, ils ont refusé l’injection d’un vaccin ARN messager en interpellant leur directeur. « On veut qu’il aille voir l’ARS et qu’il demande que cette obligation vaccinale soit reportée jusqu’au mois de décembre, puisqu’il va y avoir d’autres vaccins qui vont sortir », a déclaré Lydie Antonelli au nom du collectif.

À noter qu’à ce jour, plus de 250 000 personnels soignants restent à vacciner, ce qui équivaut à un peu moins de 12 % parmi eux.

Des activités et des salaires seront suspendus, des obstinés tiennent quand même

Les soignants qui ne seront pas en règle vis-à-vis de ce dispositif sanitaire verront leur activité et salaire suspendus. Et la plupart de récalcitrants en ont d’ailleurs conscience, mais s’en tiennent vaille que vaille à leur conviction, celle de ne pas se faire vacciner.

« Mon contrat se terminait fin août et mon employeur voulait me prolonger jusqu’au 15 septembre, mais j’ai refusé. Je pleurais en partant au travail, en rentrant à la maison… ce n’était pas possible », raconte Noémie, une aide-soignante en intérim. Mais il n’y a pas que Noémie qui vit cette inquiétude. Élisabeth, une infirmière en psychiatrie, la partage également. « Je n’ai pas envie d’abandonner mon travail (…) », confie-t-elle. « Pour moi, c’est un échec de partir comme cela, mais il est hors de questions que je courbe l’échine. Et que je sois traitée comme un moins que rien. Si nous acceptons cela, c’est la porte ouverte à tout, nous ne savons pas jusqu’où cela peut aller », a averti l’infirmière.

Pour finir, la grosse inquiétude reste le bouleversement de l’organisation des hôpitaux. Les soignants déjà vaccinés craignent vivement une surcharge de travail.

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