Jean Luc Mélenchon ne joue-t-il pas la carte de la triste routine avec son équipe inchangée ?

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Le leader de la France insoumise, candidat à la présidentielle de 2022 prend le risque de la continuité en ce qui concerne son programme politique. Il fonctionne avec la même équipe et aborde les mêmes thématiques qu’en 2017. Le programme politique de la LFI rendu public jeudi n’est qu’une copie légèrement modifiée de celui d’il y a 5 ans.

Une même équipe, un programme légèrement touché

 La plateforme programmatique dénommée « L’Avenir en commun » n’a été amendée que d’une trentaine de pages depuis la dernière présidentielle et sera conduite par les mêmes personnes. La formation politique assume les parallèles entre les deux campagnes malgré les cinq ans d’écart.

« On ne va quand même pas s’excuser d’avoir de bonnes propositions qui traversent tout un quinquennat et qui sont plus que jamais d’actualité, avec des personnes qui les connaissent bien », estime ainsi le député insoumis Ugo Bernalicis, interrogé par BFMTV.

« Ce type d’accusation, c’est ce qui m’énerve le plus. Nouveau ne veut pas forcément dire bien », déclare même Manuel Bompard. Le parlementaire a bien fait de défendre son candidat. En 2017, il était directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, il est reconduit en étant à nouveau numéro 1 du dispositif politique.

Dans l’ensemble de l’équipe de campagne, on retrouve les mêmes visages : même directrice de la communication, Sophia Chikirou, même responsable des évènements et de la campagne numérique, le député Bastien Lachaud, même chargé de coordination avec les autres mouvements de gauche, le parlementaire Eric Coquerel. « C’est une équipe qui se connaît bien, qui a acquis des réflexes » justifie Jean-Luc Mélenchon auprès de France Info.

Un programme qui inspire ses rivaux de gauche

Pour faire valider leur stratégie de continuité, les élus insoumis ne manquent pas de souligner que, les autres candidats de gauche puisent allègrement dans leur programme, « L’Avenir en commun ».

« Le droit de vote dès 16 ans d’Anne Hidalgo, ça fait partie de nos propositions depuis des années », s’enorgueillit ainsi le porte-parole jeunesse de la France insoumise, David Guiraud au micro de BFMTV. « Le discours de Yannick Jadot évolue vers des positions beaucoup plus proches des nôtres », soulignait également Jean-Luc Mélenchon en octobre dernier, en évoquant les propositions de l’écologiste sur la réindustrialisation.

« D’une certaine façon, on va adopter la même stratégie qu’en 2017, en allant chercher à la fois du côté des électeurs socialistes et écologistes et attirer des électeurs qui ne votent plus », avance un élu LFI avant de poursuivre : « Notre programme avait parlé à tous ces gens-là et ça nous avait permis de faire un très bon score. On n’a vraiment aucune raison de changer quoi que ce soit ».

Un programme de conciliation avec l’Union Européenne

La seule modification d’ampleur apportée à ce nouveau programme est celle relative à la thématique européenne. L’idée, n’est plus de menacer Bruxelles de faire sortir la France de l’UE en cas de refus des États membres de réviser les traités, jugés trop contraignants, pour les investissements publics notamment. Les Insoumis proposent désormais un « opt-out », une désobéissance aux traités sur des points stratégiques.

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