Maladie d’Alzheimer, un antidépresseur est sujet à débat !

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En raison de l’allongement de la durée d’existence et de la complexité du mécanisme biologique de plusieurs maladies neurodégénératives, environ 1,3 million de français seront touchés par la maladie d’Alzheimer dans les prochaines années. Aujourd’hui, plus de 900 000 individus sont atteints par cette maladie, et on dénombre 225 000 nouveaux cas toutes les années. Elle atteint 1 individu sur 20 de 65 ans et plus et plus d’un quart des personnes de 85 ans et plus.

Tout ce qu’il faut savoir sur la maladie d’Alzheimer

Selon les statistiques de l’Alzheimer’s Research Foundation, près de la moitié des patients atteints de la maladie d’Alzheimer souffriront de dépression. La maladie d’Alzheimer peut provoquer des lésions cérébrales, qui peuvent être à la base de symptômes de dépression. Toutefois, l’inconfort lié au vieillissement existe déjà depuis plusieurs années. Par conséquent, afin de réduire les troubles mentaux du comportement, tels que l’irritabilité, les patients atteints de démence prennent souvent des antidépresseurs.

La dépression de ces patients doit être traitée immédiatement, car il est bien connu que la dépression est associée à un déclin cognitif accéléré. Encore faut-il trouver le bon médicament à la bonne dose pour ne pas aggraver la déficience cognitive ou rendre le malade totalement amorphe. Et c’est toute la difficulté des experts dans le domaine de la santé : trouver des traitements qui s’avèrent efficaces et mieux tolérés. De ce point de vue, il est clair que toutes les molécules ne sont pas égales, comme l’indique une nouvelle recherche publiée dans The Lancet.

La mirtazapine, un antidépresseur.

Des scientifiques britanniques de l’Université de Plymouth ont étudié près de 200 individus âgés, souffrant de démence. La moitié de ces individus a reçu de la mirtazapine, un sédatif contre la dépression couramment utilisé, et l’autre moitié a reçu un placebo. Après douze semaines de soins, les chercheurs ont remarqué que les patients prenants de la mirtazapine n’étaient pas plus agités que les autres patients sans aucune médication.

Selon les résultats scientifiques, cette molécule augmente le risque de décès. Chez les personnes déjà très faibles, ce facteur doit évidemment être pris en compte avant d’envisager un traitement avec un médecin généraliste ou spécialiste, psychiatre ou gériatre.

Pour le professeur Banerjee, cette molécule devrait être purement et simplement exclue. « Considérant que ces résultats sont très importants, la mirtazapine ne devrait plus être utilisée pour soigner l’agitation chez les patients atteints de démence. »

D’autres alternatives ou solutions, non médicamenteuses, peuvent également être envisagées afin de mieux parfaire la qualité de vie du patient au quotidien, comme l’utilisation d’activités douces tels que l’aromathérapie, la musicothérapie ou le Tai Chi.

La dépression empire la maladie d’Alzheimer

Afin de mieux connaître l’effet de la dépression sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, une recherche franco-américaine a été réalisée. Plus de 500 patients ont été suivis durant 5,5 ans. Ceci pour que leurs capacités cognitives soient évaluées et les résultats clairs et sans appel.

En effet, lorsqu’il y a dépression, cette affection est liée à l’accélération du déclin cognitif. En d’autres termes, le fonctionnement d’une personne dans l’accomplissement des tâches de la vie quotidienne est en alerte : un résultat qui souligne l’importance d’identifier la dépression le plus tôt possible.

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