Les 12 coups de midi : Paul explique son syndrome d’Asperger et l’attitude de son père

Paul : 12 coups de midi

Paul El Kharrat a connu la notoriété grâce à son succès dans l’émission « les 12 coups de midi » diffusée sur TF1. En 152 victoires, il a gagné un total de 691 522 €.

Après cette aventure, il a publié le 2 septembre dernier un livre titré « Ma 153e victoire ». Ce livre se réfère à ses 153 participations à cette émission présentée par Jean-Luc Reichmann.

Paul
Paul dans les 12 Coups de midi

Le jeune homme révèle dans cette autobiographie la complexité de la relation engendrée par son handicap entre son père et lui. Rappelons qu’il est victime du syndrome d’Asperger. Celui-ci a été diagnostiqué tardivement, lorsque sa grand-mère avait réalisé une vidéo à son sujet en 2015.

Nous devions rassurer mon père

Lors d’une interview, Paul avait déclaré :

« Chaque diagnostic était celui d’une névrose et d’une psychose. À partir de 2015, cette vidéo a complètement changé la donne. Pour la première fois, ils ont été capables de reconnaître ce qui pouvait caractériser le syndrome autistique, en l’occurrence l’autisme d’Asperger. »

Bien que sa grand-mère l’ait soutenu, le père de Paul redoutait depuis longtemps le stéréotype de l’autisme.

Paul affirme :

« La situation était légèrement plus complexe en raison de cette image d’un enfant muet associé à tous les autres clichés de l’autisme. »

Ainsi, il a lutté contre ces clichés au plus près de ses proches :

« Il était nécessaire de mettre mon père et tous ceux qui avaient cette opinion en confiance. Puisque nous nous exprimons correctement et nous ne sommes pas mentalement affectés par une pathologie sévère »

Cependant, s’adapter à une norme communément admise, et parfois absurde, demeure le plus difficile pour l’ancien champion :

« Il est normal, dans notre société, de devoir parfois mentir. Et pourtant il faut toujours dire la vérité. »

Je souffre de tortures psychologiques

Paul confiait récemment à « L’Équipe » que ce syndrome lui provoquait un « malaise sensoriel permanent ». Il entend sans cesse des gens en parler à voix basse :

« Je suis parfois contraint d’écouter des commentaires désobligeants sur ma personne ».

Paul El Kharrat nous a également confié qu’il n’aimait pas beaucoup son physique :

« En me regardant, je me dis toujours qu’il y a quelque chose qui cloche. Mes parties ne sont pas correctement assemblées. On dirait que ma tête et mon cou sont en train de pécher ».

Il a finalement résumé : « Je suis psychologiquement torturé. »

Par Marie Durant

Redactrice web passionnée par la vie des peoples et des célébrités, j'aime écrire sur leur vie et partager leurs histoires avec mes lecteurs.

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