Cancer du sein : En raison de la crise sanitaire, les dépistages du cancer du sein sont en baisse !

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C’est aussi l’un des dommages collatéraux causés par l’épidémie du coronavirus. Depuis quelques mois, les dépistages du cancer sont en constante baisse. Pour ce mois d’octobre consacré à la sensibilisation contre le cancer de sein, le constat demeure toujours sans appel. La fondation ARC, spécialisée dans la recherche et la lutte contre le cancer du sein tire la sonnette et appelle à relancer la machine.


Une baisse en cours depuis l’année dernière

L’avantage avec la détection d’une tumeur mammaire précoce est qu’elle permet d’en réduire la mortalité. Elle est d’ailleurs recommandée chez les femmes plus âgées de 50 ans sans antécédents. Cependant, les mois précédents ont étés marqués par une baisse importante de la participation au programme de dépistage. Une baisse de 50 à 42 % a été enregistrée depuis l’avènement de la pandémie.

« Cette baisse s’observe pour toutes les tranches d’âge et dans toutes les régions de France métropolitaine et dans tous les DROM », avait alerté Santé Publique France. « Elle est probablement due à plusieurs facteurs liés à la crise sanitaire de la  Covid-19 : fermeture temporaire des Centres Régionaux de Coordination des Dépistages des Cancers pendant le premier confinement (…), fermeture des cabinets de radiologie et moindre activité à la réouverture en raison de l’application des mesures sanitaires nécessaires entraînant une limitation de l’accès aux mammographies », avait tenu à expliquer l’organisme gouvernementale.

Sur Franceinfo ce 1er octobre, le professeur Eric Solary, oncologue et président du conseil scientifique de la fondation ARC, est revenu sur la nécessité de relancer la machine. A l’en croire, à peu près deux tiers des cancers sont détectés en phase précoce. Ce qui permet d’améliorer le taux de survie de près de 6 % en 20 ans.

Une femme sur neuf est touchée

Le cancer du sein est la tumeur du genre la plus détectée chez les femmes. Selon les estimations, au moins une femme sur neuf en est victime. Et généralement, le dépistage est recommandé aux femmes dans la tranche d’âge de 50 à 74 ans, qui ont plusse chance d’en développer un. Toutefois, il peut être recommandé plus tôt, en raison des antécédents familiaux et de risque plus élevé.

Miser davantage sur la prévention

La situation exceptionnelle liée à la pandémie du coronavirus ne doit pas être une excuse pour oublier l’évidence que le dépistage est une arme importante en matière de lutte contre le cancer de sein. Ce n’est pas néanmoins la seule. Eviter les comportements à risque est tout de même idéal.

 En 2015, en France, un peu plus de 15 % des cancers chez les femmes de plus de 30 ans était attribué à la consommation d’alcool. Et 4,4 % était causé par le tabagisme sur la même période, tandis que 10,6 % des cas de cancer après la ménopause étaient due au surpoids et à l’obésité. Par ailleurs, outre le dépistage dont le cout est exclusivement pris en charge par l’assurance maladie, l’autopalpation peut également permettre de détecter le détecter le cancer de sein chez les femmes sujettes avant 50 ans.

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